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Vers la reconnaissance de l'économie solidaire?

Vers la reconnaissance de l'économie solidaire?


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Par Jordi Estivil

En effet, l'économie solidaire, tantôt main dans la main avec l'économie sociale, tantôt indépendamment, parfois conjointement, commence à se faufiler dans l'arène des acteurs socio-économiques. Et comment pourrait-il en être autrement, cela génère des débats stimulants, qui méritent d'être repris. Pour certains, l'économie solidaire devrait être beaucoup plus forte pour entrer sur cette scène avec des garanties. Pour d'autres, il y a trop de concessions à faire, les coûts trop élevés et les risques d'intégration trop importants. Pour ceux qui viennent d'au-delà, c'est un processus inévitable qui nécessite de renforcer leurs propres signes d'identité. Pour ceux de plus ici, il faut maintenir une opacité devant le regard du pouvoir, tandis que l'urgence grandissante permet d'atteindre plus de personnes et de mûrir comme un mouvement. Enfin, il n'y a pas de pénurie de ceux qui voient, dans une possible reconnaissance institutionnelle, une opportunité d'obtenir plus de ressources et de sécuriser les lieux de travail professionnels. Ce débat, qui se déroule à tous les niveaux territoriaux, depuis certaines commissions consultatives des organisations spécialisées des Nations Unies jusqu'aux organes de l'Etat et à l'administration publique locale, est loin d'être terminé.

Justement, la table ronde convoquée par l'Université populaire et citoyenne, qui s'est tenue à Paris le 10 avril, s'est tenue sous le slogan «vers la reconnaissance de l'économie sociale et solidaire». L'endroit, l'impressionnant bâtiment du Centre National des Arts et Métiers (CNAM), au cœur de Paris et la présence de l'Administrateur Général de cette université particulière ne pouvait être plus institutionnel. Par ailleurs, le ministre français, délégué de l'économie sociale et solidaire, devait y assister. Il ne pouvait pas y assister depuis quelques jours avant qu'il avait cessé d'être, en raison de la réorganisation du gouvernement, maintenant présidé par Manuel Valls. Le nouveau ministre, issu du monde associatif, ne pouvait pas non plus participer, ayant été nommé la veille. Dans tous les cas, leurs absences ont été remplacées par la directrice du Laboratoire français d'économie sociale et solidaire, qui se définissait par son caractère de Think Tank du même.

Elle a plaidé en faveur de la loi récemment adoptée. Il l'a placée dans un processus de renouvellement et de coordination dont le point culminant a été les Déclarations générales de l'économie sociale et solidaire qui ont eu lieu l'année dernière et qui ont rassemblé plus de 5 000 personnes. Non sans admettre certaines limites, selon lui, cette loi permet de passer d'une phase dominée par l'économie réparatrice à une autre qui inscrit l'économie sociale et solidaire dans une politique économique transformatrice.


Le directeur du département Droit, Intervention sociale, Santé et Travail de la CNAM a montré les liens entre les différents modes d'intervention sociale et plus particulièrement ceux du travail social et de l'économie sociale et solidaire. Tonino Perna, animateur actif de l'économie «solidaire» italienne et professeur à l'Université de Messine, a expliqué la dynamique de ces initiatives dans la péninsule transalpine et plus particulièrement dans le sud de ce pays où il y a une implication croissante des autorités municipales. Antonio David Cattani, professeur à l'Université de Porto Alegre au Brésil et coordinateur d'un dictionnaire itinérant de "Outra Economia" déjà publié dans son pays, l'Argentine, le Portugal, la France et maintenant en Angleterre, a évoqué le recensement de plus de 20 000 unités de l'économie solidaire dans un pays où il n'y aurait pas de tradition d'économie sociale, la présence d'un secrétaire d'État au sein du gouvernement fédéral, le Forum et les nombreuses réglementations étatiques qui favorisent l'économie solidaire. Il a laissé entendre que cela, après sa phase d'expansion considérable, entrerait maintenant dans une certaine stagnation.

Idéologie


Vidéo: Interview dOlivia Grégoire, Secrétaire dÉtat chargée de lÉconomie sociale et solidaire (Juin 2022).


Commentaires:

  1. Kennan

    bravo magnifique idée

  2. JoJozshura

    Pas logique



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